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Caritas, dévouement et vaillance
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“Il faut savoir, comme un voilier, utiliser contre le vent la force même du vent” Alain
Voilà le simple principe qu’ont suivi les choses au commencement ! Comme tout jeune, remplir mon temps libre est devenu un objectif crucial pour ne pas me transformer en légume.
Un Matin, l’on me fait savoir que les Sœurs des saints coeurs Sioufi s’occupent en collaboration avec Caritas des centres d’accueil de réfugiés du district Achrafieh. J’enfile ma tenue, met au courant mes supérieurs et m’en vais à l’école secondaire d’achrafieh. Dès mon arrivée, avant même qu’une minute ne s’écroule, le travail s’offrait ! Et se fut, pour un mois, l’activité matinale journalière. Durant ce mois, j’ai aidé en servant de tout mon corps, toutes mes compétences, toutes mes pensées. Que cela soit pour ranger le dépôt, secourir, traduire aux medias, proposer de nouvelles idées pour notre logistique de travail, ou bien même accueillir de nouveaux volontaires qui se joignaient à nous. Jour après jour, notre travail se perfectionnait et notre rendement évoluait et pourtant, la terre promise, qui était matérialisé par la fin de cette guerre absurde nous semblait qu’un horizon lointain.
Un jour, une nuit, il y eu l’arrêt des hostilités
Un jour, une nuit il n’y eu plus personne : notre centre est vide …
Ce terrain d’affrontement entre l’humanitaire et la politique, cette terre féconde bien arrosée par des medias et des stagiaires, ce purgatoire pour les uns, paradis pour les autres…vide
Le bâtiment n’est hanté que par la saleté qu’on ne pourra plus reprocher aux réfugiés.
Moment de silence, moment de perturbation…
Sans vouloir assimiler la façon du déroulement des faits « Libanais », les adieux s’imposent avec l’ironique « à la prochaine », tantôt vrai, tantôt moqueur.
Me voilà baptisé Citoyen Libanais, fils du Liban ayant pour parrain Dieu et pour credo «Servir la patrie et aider mon prochain en toute circonstance », on naît Libanais mais on apprend à le devenir, chaque jour un peu plus !
Mario C Macaron
Routier au Clan
« En débouchant sur la Route, sais-tu que tu consens d'avance au don de toi-même, au Liban et au prochain, que tu ne t'appartiens plus, que tu es toujours de service pour rendre service? Es-tu prêt à servir ? »
Cérémonial du Départ Routier
Lors de la cérémonie du Départ Routier, le routier répond : « Je servirai ». Engagement d’homme, prêt à tout donner pour servir son pays et les autres.
Le service routier se caractérise par son esprit : un dévouement dans la joie et un engagement envers quiconque, dans n’importe quelle circonstance.
Le routier, en tant que « bon citoyen », « fidèle à son pays », se doit de servir sa patrie dans la mesure du possible. Durant ce mois de guerre, une initiative a été prise par des Routiers du Clan Notre-Dame Jamhour pour aider Caritas dans la gérance des écoles publiques d’Achrafieh, sous la supervision des Sœurs des Saints-Cœurs Sioufi. Par leur générosité et leur engagement religieux, les sœurs sont parvenues à une gestion impeccable des lieux, avec la participation de volontaires de tous milieux et tendances.
Ce service entrepris avec enthousiasme et patriotisme fut une expérience inoubliable pour les routiers qui ont su rester à la hauteur des difficultés rencontrées : ils en ont tiré profit en se surpassant.
Comme le fondateur du scoutisme Robert Stephenson Smith Baden-Powell nous l’a bien enseigné :
‘‘Comme Routier, ton but le plus élevé est de servir. On peut compter sur toi, sachant qu’à tout instant tu es prêt à sacrifier ton temps ou, s’il le faut, ta vie pour les autres.
« Le sacrifice est le sel du dévouement ».’’ B.P.
La Route du Succès, 1947
Marc Fadel
Assistant Chef de Clan
Mon unique souci au début de la guerre était sur l’avenir : qu’allait-il se passer ? Qu’allons-nous devenir ? Et plus important encore quel est l’avenir de ces personnes qui subissent cet acte de barbarie ?
Pour cela, je me suis joint à Caritas pour venir en aide à ces malheureux. Et là, j’ai été d’emblée choqué par la réaction de ces gens face à cette guerre ; ils vivaient très « cool ».
Mon travail principal à l’école ne s’est pas limité à distribuer des vivres aux familles, mais également à aider d’autres volontaires. Cependant le plus important c’est d’avoir gagné la confiance de nombreux de ces résidents de passage, ce qui a facilité la communication entre nous.
Le lendemain de la « cessation des hostilités », j’ai réellement été surpris par le départ de la majorité des familles. Ce fut un moment de tristesse et de joie, car ils rentraient chez eux, mais en même temps, nous nous quittions…
Samer Cheaib
Routier au Clan





