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Saint Francois d'Assise
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L'histoire de St François commence au cœur du Moyen Age en Italie en Assise.
Il naît en 1182 à Assise en Ombrie. Il est baptisé sous le nom de Jean en l'absence de son père, en voyage en France pour ses affaires. A son retour, il change le nom de son fils en François, le Français.

Fidèle à son patronyme, l'enfant grandit dans l'amour de la langue française et se passionne pour les histoires de Chevaliers et de Nobles Dames.

Quand la guerre éclate entre Assise et Pérouse, sa voisine rivale, il saisit sa chance et s'engage comme chevalier pour défendre sa ville natale, Assise. Hélas, il est fait prisonnier de guerre dès le début des combats avec la défaite d'Assise.

Juste à 21 ans, François était déjà un "homme cassé". Il rentre à Assise et reste alité pendant une année. Lui, le jeune homme le plus riche de la ville d'Assise ; lui, que ses compagnons surnommaient « le roi de la fête » ; lui, François, le fils du drapier Pietro Bernardone et de la noble française Dame Pica, a passé une année en prison puis une autre au fond de son lit.
Il n'a cependant pas abandonné son rêve de chevalerie et s'engage une nouvelle fois dans les armées du pape en guerre contre le Saint Empereur Romain ; mais Dieu a d'autres desseins. Dans une vision, Il lui demande de retourner à Assise. C'est là que sa mission lui sera révélée.
François n'hésite pas et quitte la vie militaire. Un jour, alors qu'il prie devant un crucifix dans la chapelle délabrée de Saint Damien hors des remparts d'Assise, il entend l'appel de Dieu venant de la croix. « François, va et reconstruis ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines. » Cet appel l'invite à bâtir au lieu de détruire par les armes.

François se met en quête de pierres et restaure la chapelle qu'il pense être celle de sa vision. Il ne se trompe pas, mais sa mission concerne une maison plus grande encore : l'Eglise tout entière qu'il peut servir avec ses mains de bâtisseur.

François découvre le vrai sens de l'appel de Dieu le jour où il rencontre un lépreux sur la route. Spontanément, il saute de son cheval, lui fait l'aumône et l'embrasse. Incroyable ! François n'éprouve aucune répugnance ; au contraire, il est rempli de joie car il réalise que c'est son Seigneur, Jésus Christ, qu'il a embrassé. Il décide alors de vivre parmi les lépreux, de s'occuper d'eux et d'être à leur écoute. Il reconnaît Dieu dans ces hommes rejetés, méprisés, pauvres. C'est avec eux qu'il peut construire le Royaume sur terre.

Il part ensuite a Gubbio aux environs de l'an 1220. Alors qu'il séjourne à Gubbio, saint François apprend qu'un loup, énorme et féroce, erre dans la campagne environnante, dévorant non seulement les animaux mais s'attaquant aussi aux hommes. Les habitants sont effra¬yés car la terrible bête s'aventure souvent jusqu'aux abords de la commune. Ils n'ont plus le courage de quitter la ville et lorsqu'ils doivent se rendre dans les champs, ils s'arment de pied en cape. Mais rien n'y fait et il arrive toujours qu'un malheureux finisse entre les crocs de l'animal. Saint François décide alors de partir à la rencontre du monstre. À son appro¬che, celui-ci s'apprête à bondir, la gueule béante, mais l'homme de Dieu fait un signe de croix et lui dit : « Viens ici, frère loup, je t'ordonne au nom de Jésus-Christ de ne faire aucun mal, ni à moi ni à personne.» Le loup obtempère sur-le-champ et s'allonge aux pieds du saint. L'homme continue de parler à l'animal qui, touché par tant de grâce et de bonté, remue la queue et baisse les yeux en signe d'assentiment. Puis saint François promet à la bête qu'elle ne souffrira plus jamais de la faim, car il sait que seule cette raison la pousse à commettre ses méfaits. À une condition : qu'elle renonce à s'attaquer aux créatures de Dieu, hommes ou bêtes. Et saint François de lui demander un signe pour sceller sa promesse. À ces mots, le loup soulève la patte et la pose délicatement dans la main de l'homme. Un geste qu'il fera une seconde fois lorsque saint François prêchera la cause de l'animal devant la population rassemblée, avant de leur faire promettre de le nourrir jusqu'à la fin de sa vie.

À compter de ce jour, on vit le loup entrer et sortir librement de toutes les maisons de Gubbio, où jamais il ne commit le moindre mal ni ne reçut de coups. Il mourut de vieillesse deux années plus tard et sa disparition causa un profond chagrin aux habitants, car chaque fois qu'ils le voyaient déambuler dans les rues, ils se souvenaient du message d'amour et de paix du saint homme.

Peu après, malade et aveugle, il compose le "Cantique des Créatures", son chant du cygne, qui résume tout son engagement et témoigne qu'une vie vécue dans l'amour et le pardon est source de joie, de paix et d'unité. Il s'adresse à toutes les créatures, les appelant ses frères et ses sœurs, les exhortant à se pardonner mutuellement pour être reçus dans le Royaume de Dieu. Il accueille alors la mort comme sa sœur et l'embrasse.
L'homme qui a désiré si ardemment devenir chevalier, homme de guerre, est mort en homme de paix. En paix avec Dieu, avec lui-même et avec toute la création. Dieu a changé son cœur et son cœur renouvelé a changé le monde.




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